Réponses aux adversaires de la pub
1.
La distinction artificielle entre « consommateur » et « producteur »
Cette approche voudrait donner à penser qu’il y a, d’une
part, des fabricant qui veulent écouler des produits à coup de « matraquage
publicitaire » et, d’autre part, des consommateurs qui sont les
malheureuses victimes de ces producteurs.
On a finalement l’impression que les producteurs ne consomment pas et
que les consommateurs ne produisent pas, ce qui est tout à fait aberrant.
2. La confusion entre publicité et système économique
La plupart des attaques contre la publicité sont, en réalité,
destinées au « système », ou encore à la société.
Or, la publicité est un outil au service d’une structure économique
qu’elle n’a pas créée.
On pourrait aussi bien faire de la publicité pour dire de ne pas consommer.
3. L’exagération du pouvoir publicitaire
Le pouvoir de la publicité a été simultanément
sous-estimé et surestimé.
Considérée comme inefficace ou insignifiante par certains, sa
force de persuasion la fait percevoir comme dangereuse par d’autres.
Il est d’ailleurs intéressant de constater que les effets de la
publicité on été surestimés tant par ses partisans
que par ses détracteurs.
En réalité, le pouvoir publicitaire existe mais il est limité.
Le professeur LAMBIN a démontré que « la publicité-concept
a peu de prise sur le comportement d’achat. La publicité est efficace
lorsqu’elle vient à l’appui de tâches précises ».
4. Les revendications en vue d’une réglementation excessive
Ceux qui réclament une telle réglementation au nom de la liberté ne
se rendent pas toujours compte qu’elle peut constituer elle-même
une sorte d’atteinte à la liberté.
D’autre part, tout excès dans ce domaine conduit inévitablement à un
certain dirigisme.
5. La conviction que la publicité peut créer des besoins de
toutes pièces
Certes, la publicité peut apporter sa modeste contribution dans ce domaine.
Mais avant tout, qu’est-ce qu’un besoin ?
L’erreur consiste à raisonner sur base d’un schéma
dépassé qui ne correspond plus à notre mode de vie actuel.
6. L’association publicité/mauvaise qualité du
produit
Il est puéril de dire que la publicité fait vendre des produits
de mauvaise qualité. En effet, le consommateur n’est pas si démuni
qu’on veut le faire croire. Il reste finalement maître de sa décision
d’achat et il ne renouvellera pas la même erreur s’il estime
qu’il a été dupé.