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03.1. Les nouveaux modes de communications

Avant : deux mécaniques publicitaires.

évolutionAvant la fin des années 90, la publicité pouvait se résumer à deux mécaniques publicitaires, points de passage obligés des grandes marques :

- la « conviction-persuasion » : mon produit est le meilleur et je le prouve. Cette mécanique était centrée sur une caractéristique produit servant de point de différenciation avec les autres marques. On cherchait ensuite à convaincre le consommateur de la supériorité que représentait cet avantage produit.

- La « projection-identification » : associer le produit à une image stéréotypale. Cette mécanique a notamment alimenté les nombreuses campagnes lifestyle, qui ont longtemps été le mode exclusif de communication des marques de barres chocolatées et de soft drinks : le produit est utilisé par un groupe de jeunes, beaux, rayonnant de santé, vu en train e pratiquer une activité (sportive de préférence) à la mode. Consciemment ou inconsciemment, on a envie de ressembler à ces jeunes, et donc de consommer le produit.

Selon Nicolas Riou toujours, ces vieilles ficelles ont fait leur temps !

Après : spectacle publicitaire.

De nouveaux modes de communications apparaissent, privilégiant la séduction, la prise à contre-pied des modèles traditionnels, le divertissement. La marque cesse d’être le faire-valoir de ses produits, elle se transforme en véritable spectacle publicitaire, privilégiant les mécaniques suivantes :

- Fragmentation des campagnes en multiples films sans homogénéité ni relation les uns avec les autres. On est entré dans l’ère du zapping : pour les marques « ados » les films doivent se renouveler aussi vite que les programmes de MTV, c’est-à-dire tous les six-huit mois. Pour maintenir intacte sa capacité de séduction, COCA-COLA fait tourner environ 17 films chaque année, contre un seul et unique Coke is it en 1986.

Wazaa- Le produit n’est plus forcément le héros. Les campagnes doivent divertir, et non pas répéter sans cesse le même message à des consommateurs blasés. Alors les marques semblent prisent d’une frénésie pour le moins paradoxale : elles se désintéressent de leur propre produit et construisent une histoire dont le seul objectif est de divertir le consommateur, d’être dans l’air du temps. BUDWEISER s’est fait une spécialité de ce type de message aux Etats-Unis. La célèbre campagne Waht’s up (Wazza pour les intimes) est là pour en témoigner.

- Les marques ont compris que les consommateurs sont habitués aux médias. Ce constat sonne le glas des modèles premier degré dans lesquels les consommateurs se projetaient volontiers jusqu’à la fin des années 90. Désormais les marques doivent faire évoluer leur discours vers plus de connivence. Il leur faut convaincre, mais en utilisant des chemins détournés. Comme le montre le succès de la campagne DIESEL, c’est en changeant de ton, en n’hésitant pas à prendre le produit en dérision ou encore en multipliant les références à des émissions TV connues ou des magazines, que la marque va s’installer dans l’air du temps. Elle prouvera ainsi qu’elle ne se prend pas au sérieux, qu’elle sait être jeune… bref, séduire.

nike- Nombre de marque profitent du vide idéologique pour donner leur point de vue sur la vie et le rôle de l’individu dans la société. Les grands modèles de pensée sont désaffectés. Les médias parlent sans cesse de perte des repères, de quête de sens. Les publicitaires développent la fâcheuse tendance à se prendre pour les nouveaux gourous de leur époque, et, à l’instar de NIKE et de son fameux « Just do it » commence à nous donner des leçons de vie.

- De nombreuses campagnes n’hésitent plus à mélanger les contraires. Elles s’affranchissent des vieilles frontières dressées par la morale des générations antérieures. Elles font voler en éclats les distinctions traditionnelles : entre le bien et le mal, l’élitaire et le populaire, le masculin et le féminin… Ou, comme AXE et CALVIN KLEIN, elles érodent les différences entre les sexes et les races. Elles mélangent les décennies, conjuguent modernité et nostalgie, piochant sans complexe dans l’immense répertoire d’idées et de personnalités que leur fournissent les années passées.

Bien entendu ces nouvelles tendances restent des tendances ! Et sur certains segments, des publicités plus classiques continuent de faire recette

 

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