Chef de publicité, puis directeur de clientèle à l'agence anglaise Dupuy-Compton,
Philippe Michel fonde avec Alain Chevalier et Jean-Loup Le Forestier l'agence
de communication CLM, en 1972.
Pour lui, une publicité est un « objet mental », un catalyseur de souvenirs,
une mémoire à la fois intime et collective. « L'idée, c'est quelque chose dont
on a le désir de se souvenir ».
Dans les années 70 où tout le monde parlait de capital de marque, de construction
d'image, il a toujours considéré que : « La publicité n'était pas là pour donner
une image, mais pour donner une idée ». Il affirmait alors que « la marque
a une capacité démiurgique, une faculté à inventer le monde à partir de son propre
point de vue. La force d'une marque est d'imposer comme vraie une représentation ».
La campagne Eram (1985) est révélatrice de ce point de vue, et toutes les grandes
campagnes de CLM, d'Apple à Total (1991) en passant par Leclerc, Monoprix (1988)
ou Pepsi suivent la même logique.
L'autre innovation de Philippe Michel magistralement
illustrée dès la campagne Myriam pour Avenir (1981) est ce que l'on appelle aujourd'hui « l'advertainment »,
c'est-à-dire développer un sentiment jubilatoire de manière à rendre la campagne
inoubliable.
Quelques affiches
