La rhétorique
Les figures de mots | Les figures de sens | Les
figures de constructions | Les figures de pensées
La
rhétorique c'est l'art du discours, c'est la persuasion sans que l'auditoire
ne remette en question la réalité des faits avancés. C'est
une façon poétique d'empêcher la pensée, de la "téléporter" instantanément
d'un sens à un autre. Suscitant les mythes, ces formulations massivement
utilisées par les publicitaires se distinguent en 4 catégories.
Les figures de mot
La répétition
C'est la redondance d'un mot.
(Ecoutez...écoutez...)
Balladur
L'allitération
C'est la répétition d'une même consonnee
(Saucisse
sèche, sans savoir sécher...) Justin Bridou
La tautologie
C'est définir le même par le même. Permet
de jouer sur le prestige d'un produit.
(Le cognac , c'est le cognac).
(Elle est bonne, et en plus elle est bonne) Lesieur.
La rime
C'est la répétition régulière d'une syllabe.
La paronomase
Consiste à rapprocher dans une même phrase, des
mots presque homonymes, voisins par la sonorité mais non par le sens.
( Entremont c'est autrement bon).
(Légal, le goût) Cafe Légal.
Le calembour
Rapproche des mots très semblables en apparence mais de
sens différents.
( BHV l'âge du faire)
L'antanaclase
Figure voisine du calembour, mais qui permet la polysémie
(plusieurs sens) du sens de la phrase.
(Le père Noël a mis le paquet ).
(Cutty Sark : le scotch qui préfère
un établi en désordre à un ordre établi.)
L'onomatopée
C'est le mot formé par imitation du son naturel
(Crack, Boom, Snif...)
Les figures de sens
La synecdoque
Procédé qui consiste à désigner un
tout par l'une de ses parties, ou vice-versa
( Jeter un oeil; mettre le nez
dehors).
(Des millions de dents l'ont choisi ) Freedent.
La métonymie
Liée à la synecdoque, elle consiste à désigner
un objet par le nom d'un autre objet, les deux ayant un lien habituel. Elle
désigne souvent le contenu par le contenant, l'effet par la cause.
(Montrer
les dents ; on prend un verre ?...).
(L'eau des tables légères) Badoit.[table = invités]
La métaphore
Consiste à désigner quelque chose au moyen
du nom d'une autre chose. En publicité, l'emploi de la métaphore
est risqué car on tombe facilement dans le cliché.
L'hyperbole
C'est une métaphore avec exagération. En dit plus
qu'on le pense en vérité.
( J'ai mille chose à vous dire;
j'en bave;
je suis mort de fatigue...). Elle peut être visuelle.
La litote
Consiste à exprimer le moins pour signifier le plus.
(Ma humble
demeure).
L'euphémisme
Masque le caractère indécent, pénible
d'un mot par l'emploi d'un synonyme plus neutre.
(Il nous a quitté [Il est mort ] )
L'oxymore
Consiste à rapprocher des mots en contrariétés
pour créer une expression paradoxale.
(un pauvre riche; un tragique sourire; Il est bien mal parti...)
La prétérition
Elle annonce qu'on ne va pas parler d'une chose
précisément pour en parler davantage.
(Quand on a 4 millions de lecteurs a-t-on besoin de faire de la pub ? )
Prolepse
Il s'agit d'énoncer les objections de l'adversaire avant celui-ci,
afin de les retourner contre lui. On devance les arguments de la concurrence
pour mieux les anéantir.
Les figures de constructions
L'inversion
Consiste à changer l'ordre des propositions des termes.
( Un grand homme pour un homme grand.)
L'ellipse
Omission d'un ou plusieurs mots. permet de mettre l'accent sur ce
qui est seul montré, ou met l'accent sur ce dont il est fait ellipse.
L'asyndète
Forme d'ellipse qui supprime le lien logique.
(Briquet Bic)
La réticence
Interruption de la phrase pour laisser au destinataire
le loisir de la compléter, de l'impliquer.
(Connexion, des mecs qui
en ont.
L'antithèse
Opposition fondée sur la répétition
soit de 2 mots, 2 idées, soit de ce qui est avant et après...
( Taille fine à 0%, virée à 100%.)
L'anacoluthe
Concerne l'ordre du discour et consiste en une rupture de construction.
(pour les hommes qui aiment les femmes, qui aiment les hommes [parfum].)
Les figures de pensées
L'allégorie
Suite de métaphores qui sous forme de descriptions
ou de récits, servent à communiquer une volonté abstraite.
(la plus part des tableaux : Guernica...)
L'ironie
Consiste à dire le contraire de ce que l'on veut dire dans
le but non de mentir mais de railler.
La prosopopée
Lorqu'on prête la parole à des êtres
absents ou inanimés.
Le paradoxe
Consiste à présenter ce que l'on pense sous une forme
contraire à l'opinion publique.
(Ça ne marchera jamais) Renault.
(Une barre de chocolat pour faire fondre le cholestérol ?) Gayelord
Hauser.